L’espérance de vie progresse, les inégalités se creusent

Gratuit
Recevez toutes nos informations et actualités par Email.
Entrez votre adresse email :

Notre espérance de vie s’allonge à tel point que le système de solidarité devra évoluer. L’émergence d’un financement public-privé semble inévitable.

“Notre Toît” (notretoit.fr) est un bailleur solidaire, basé en Grande Région, spécialisé en habitat partagé, maisons passives, en achat immobilier ou location immobilière.

Il propose une alternative intéressante à la classique maison de retraite, mapad ou ehpad. Grâce à des résidences senior, des villages senior, Notre Toît.fr offre une large gamme de possibilité, de gain d’autonomie, allant jusqu’à l’appartement médicalisé, sous régulation médicale.

Partenaire actif des CGPI, Notre toît.fr se veut un acteur solidaire de la silver économie et du bien-être des seniors.

Un acteur solidaire également dans l’investissement immobilier, neuf ou locatif et dans l’achat locatif.

Vivre longtemps, oui, mais à quel prix ? L’espérance de vie va bel et bien s’allonger… mais les inégalités vont se creuser, selon des chercheurs britanniques. Des écarts qui devraient même se dessiner à l’échelle d’une ville telle que Londres (Royaume-Uni). C’est en tout cas la conclusion d’une modélisation parue ce 30 avril dans le Lancet.

Fixer la retraite à 98 ans ?

D’ici 2030, l’espérance de vie d’un homme devrait atteindre 85,7 ans, celle d’une femme 87,6 ans d’après les calculs de l’équipe de l’Imperial College de Londres. Une projection bien supérieure à celles avancées jusque-là, mais qui s’appuie sur les évolutions récentes de la société. « On n’y est pas du tout préparé, estime Philippe Rollandin, auteur du livre Le monde cannibale (1). C’est propre à l’ensemble des pays développés. Dans 20-30 ans, l’ensemble de l’Occident, c’est-à-dire l’Europe et les Etats-Unis, sera une immense maison de retraite. Cela provoque des changements en termes de dynamisme d’une société, de travail, de création de richesses. » S’ajoutent à cela les dépenses supplémentaires dans le domaine de la santé et des retraites.

Ecoutez…

Philippe Rollandin, journaliste et consultant en santé : « Où met-on le curseur ? Il faut envisager un changement de logique de financement, le mixer avec de l’assurantiel. »

LIENS SUR LE MÊME THÈME

Un vieillissement variable

Mais à mesure que la population vieillit, il faudrait reculer l’âge standard des personnes âgées. « L’alternative préférable serait de fonder les mesures du vieillissement sur le temps qui reste à vivre », argumentent deux chercheurs américains dans PLOS One. Et pour cause : être âgé de 65 ans n’a pas le même poids selon le niveau de revenu ou le pays de résidence. « Si on connaît la longévité de chaque individu, cela change aussi la donne en matière de retraite, confirme Philippe Rollandin. A un moment donné, on ne fixera plus un âge de départ commun à tout le monde, et un nombre d’années de cotisation. On déterminera un nombre d’années de retraite, 15 ou 20 ans par exemple. »

Car la population vieillit de manière globale, mais chacun ne bénéficiera pas de la même longévité. D’ici 2030, 6 ans d’espérance de vie devraient séparer les quartiers aisés et défavorisés de la capitale britannique. Un écart similaire à celui entre le Royaume-Uni et le Sri Lanka. Ces inégalités s’appliqueront au reste des pays occidentaux, selon Philippe Rollandin.

Ecoutez…

Philippe Rollandin : « On peut imaginer 2 scénarii possibles : chacun sera amené à auto-financer ses dépenses par un système assurantiel, ou on restera dans un financement collectif, complété par une assurance personnelle. »

L’espoir du dépistage génétique

Il y a toutefois une lueur d’espoir. Grâce au dépistage génétique, il serait possible de repérer les mutations génétiques qui prédisposent à certaines maladies… et donc de les guérir. « Les grandes maladies qui tuent beaucoup aujourd’hui – je pense en particulier au cancer – seront guérissables, même si elles ne seront pas éradiquées », anticipe le journaliste.

Ecoutez…

Philippe Rollandin : « La plupart des maladies ont une origine génétique. En ce moment, la révolution de la génomique est en marche. La médecine de demain sera génétique, prédictive et personnalisée. »

(1) Le monde cannibale – Le défi démographique de 2065, Philippe Rollandin, paru aux éditions L’Harmattan

  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »